Voici, ci-dessous, le récit d'un couple belge très sympatique qui a participé à la Route d'Or. Vous pouvez lire ici le dialogue que nous avons réalisé (tiré de notre journal). Incontournable !
5eme ROUTE D'OR 2002 -
Ou la ballade du mimosas ... ou
une ballade de 2500 km avec la caravane.
Eh oui! Il fallait le faire, eh
on l'a fait !
Dialogues d'emails
avant l'évènement :
Bonjour les sudistes,
Je vous envoie ce mail pour
confirmer que nous viendrons au rallye le 16 et 17 février a 2 personnes. Nous comptons
camper. Est-ce qu'un endroit est prévu à cet effet ? Robert et Maria
Salut aux grands nordistes!!!
(pour nous le nord c'est au
dessus de Valence( en dessous de lyon))
pour les éventuels campeurs nous
proposons de s'installer dans un des vestiaires de la salle. c'est chauffé et il y a des
sanitaires. prévoir matelas gonflabe ou lit de camp. Mais pour les inconditionnels du
camping et du froid il est possible de planter sa tente sur l'ancien stade où se tient la
concentr'. c'est de la terre battue. merci de votre venue parmi nous. mais au fait combien
serez vous?
a plus . thierry (du club côte
d'azur evidemment)
Resalut
Il fait froid dans le sud ?
Pour le camping, je ne sais pas
si la caravane va rentrer dans le vestiaire!? Et le lit est solidaire de la caravane !
donc .... Pour information on sera 2 dans une voiture et la caravanne, si on ne
l'abandonne pas en chemin ! On a déja fait Jodoigne - Francorchamps en 2h15, ce qui
représente environ 120 km. On s'est même fait gratter par un tracteur dans une côte
alors ... a - bob
On, c'est Robert et Maria, la
caravane et la 2CV Perrier sans son singe (on l'a oublié) ni son frigo (il fait froid
because la sortie de chauffage est derrière et ça empêche les pieds de Maria de
chauffer!).
Ca nous a pris 6 jours pour aller
voir les mimosas en fleurs, alors qu'il y en a dans tous les fleuristes du coin, mais ceux
là il faut les payer alors qu'a Pegomas on nous les a offert gracieusement par la maire.
Deux jours pour arriver à
Mouans-Sartoux à du 100 kmh en descente, le vent dans le dos, 20 kmh la pluie et le vent
contrariant notre voiture dans les montées (sic. c'est écrit sur le brouilon fait dans
le café au retour...).
La 1ere nuit près de Beaune
(Bourgogne) vers 22 h, installation da la caravane pliante Bison de 1959 dans le noir,
lampe à pétrole sans mèche, et epuisés nous étions lorsque nous avons installé nos
duvets doux (et heureusement très chaud) et sommes vite aller rejoindre les bras de
morphée. Mais glaglagla, il y avait des températures négatives dans la caravane. Le
pastis a changé de couleur! Enfin un bon café sicilien nous a aidé à replier la
caravane pour nous chauffer enfin dans la deuche (non pas dans le sud.).
2eme jour, la flotte continue.
Passé Lyon, ça descend avec le vent dans le dos. Bonne moyenne. Les campings ouverts ne
sont toujours pas légion. A Beauregard près de Aix en provence, on monte la caravane
dans le noir et la pluie (22H comme d'hab) Bref tout est trempé au dedans. Ca tombait
bien! (enfin si on peut dire) On a retourné les matelas et on les fera sècher à
l'arrivée.
3eme jour, vent de face mais la
pluie s'éloigne peu à peu et le soleil prend sa place. C'est quand même dingue d'être
à fond dans les tournants où il y a des panneaux indiquant DANGER 50KMH! Il faut encore
y arriver! Vers 13h, arrivée à Mouans-Sartoux avec un acceuil des plus chaleureux de la
part des membres du 2cv Club Côtes d'azur. La caravane et la Perrier ont eu un énorme
succcès, la Perrier étant très rare chez nos amis français. Sur place, promenade de la
croisette à Canne. Il s'agit réellement d'une promenade puisque les piétons étaient
plus rapide. Du lèche vitrine en 2CV !
Le soir: souper et soirée
dansante à la française (pas de jeux ridicules), joyeuses rencontres.
Le 4eme jour, enfin avec le
soleil, on décapote et nous partons en compagnie de 200 2CV à travers la ballade du
Tanneron, pays du mimosas. Quelle splendeur, quelles couleurs et quelles odeurs! Et
surtout quel ciel bleu pour confirmer le décor. Anecdote : que faire lorsque 200 2CV
empêche le passage de 3 voitures moderne sur des routes pas plus large qu'une voiture ?
Il ne nous ont pas cru lorsqu'on leur à dit! Ils ont vu!
Cette magnifique ballade se
termine par un déjeuner sur la pelouse d'un prieuré. Vue superbe.
Après le déjeuner, grande
tombola en plein air (où tout le monde gagne bien entendu).
NB : Jeanine a encore perdu son
chien.
Mais à 16h les français rentre
chez eux et nous petits belge on reprend la longue route du retour, toujours avec la
caravane (on ne l'a pas encore jetée). On trouve enfin un camping dans le noir (pour ne
pas changer), les grilles ouvertes mais l'air plutôt calme à part le gros chien noire
qui arrive, aboyant, au grand galop. Maria n'a fait ni une deux et replonge dans la 2CV.
La tenancière bien sympathique, alerté par tout ce ramdam, arrive aussi pour confirmer
qu'il est ouvert.
Remontage de la caravane par
cette belle soirée sans vent et sans pluie. Le temps sec va durer? 10 minutes après, la
drache nationale qui n'a plus arrêté jusqu'au retour. Cette fois-ci on a du démonter
dans la pluie. Ca n'a jamais été aussi vite! On devient bon : pas d'orteil cassé, pas
de doigts coincés etc...
Le lendemain, Mistral quand tu
soufles, tu soufles de face! Remonter le rhône dans ces conditions n'est pas très rapide
(à fond troisième à 60 kmh en descente!). Le dernier jour vent de 80kmh de travers
n'aide pas non plus à avancer plus vite. On n'a même pas remarqué que le ressort de
rappel du carbu avait lâché quelque part dans la bagarre, la pédale avait pris
l'habitude d'être scotché au plancher!
L'arrivée s'est fait en grande
pompe, à Glimes on a tourné à droite vers Jodoigne ,
vent dans le dos et 100 Kmh! Ca
faisait 48 h qu'on se trainait à 60-70! Maria est presque arrivée à l'heure au boulot!
Résultat : consommation : 9.5
l/100, 12 pleins pour 2600 km. 1 ressort de carbu détaché et une vis platinée
completement morte à l'arrivée. Un carreau de la caravane cassé. Il faudra encore
alléger la caravane et rajouter un peu de puissance. Mais quel plaisir.