QUELLE JOURNEE !!!!!!

Imaginez un peu, près de 6h aller-retour de trajet pour aller à Levens et revenir…

Certes, nous avons eu un temps magnifique. Certes, nous avons vu des autos magnifiques. Certes, nous étions avec nos amis… magnifiques ! Mais alors, quelle journée pour Aurore et moi, sans oublier notre 58 !!…

On avait tous rendez-vous à Mouans en ce superbe dimanche ensoleillé à 9h30. Départ avec un petit retard usuel en direction de Levens, où nos collègues du club des Volants de Fer organisaient un rassemblement Citroën. Ayant la voiture la plus ancienne, on me laissa ouvrir le cortège composé de 6 deuches et 1 Dyane. Je pris la direction de Roquefort les Pins, avec un petit détour bien involontaire de ma part, puis Villeneuve-Loubet où nous attendaient Dany et sa tendre. Et c’est à peu près là où ça a commencé à se gâter…

En arrivant à Cagnes, le groupe se scinda en 2, toujours involontairement. Pour ma part, je souhaitais rejoindre le bord de mer, mais il était fermé à la circulation et un énorme bouchon s’y trouvait. Après une tentative de contourner l’hippodrome, je me suis quelque peu perdu. Bruno nous conseilla alors de rejoindre l’autoroute pour arriver à un autre rendez-vous : devant Nice-Matin avec Charlotte qui nous attendait déjà depuis un moment. Mais moi, l’autoroute, je ne la sentais pas trop. Je savais que ma vieille titine n’aimait pas trop les voies rapides. Et je ne m’étais pas trompé… Après quelques centaines de mètres sur cette « 4 voies », ma 425 cm3 commençait à avoir des ratés si bien qu’elle cala en plein élan ! Heureusement, j’arrivais à la redémarrer tout en roulant au point mort, car autant avouer que je flippais grave sur cette autoroute qui n’a pas de bande d’arrêt d’urgence à cet endroit. Mais ce n’était que partie remise. Ma 2cv cala encore, et cette fois j’ai dû m’arrêter sur le bas côté. Bruno, alors derrière moi, me poussa sur quelques mètres jusqu’à un petit refuge où nous avons tous pu nous abriter. La 58 redémarrant quasi-immédiatement, on reprit la route doucement et on a pu sortir de l’autoroute à bon port. Arrivés à notre lieu de rendez-vous, Charlotte était là et s’exclama de suite « je ne démarre plus ! ». Et les autres n’étaient toujours pas là (j’ai su plus tard qu’ils avaient fait un petit détour dans Nice, histoire de voir un peu du pays…). On les attendit sagement, car Jean-Baptiste était de ceux-là, et tout le monde sait qu’il est notre Saint Sauveur ! Malheureusement, impossible de la redémarrer. Si si, je vous assure, même JB n’a pas réussi. On a donc eu recours à la bonne vielle méthode : on l’a poussée (la 2cv de Charlotte, pas JB) et… elle a démarré pour ne plus recaler, elle !

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Tous prirent la route, cette fameuse 202, que je hais. Mais ils oubliaient quelqu’un : moi ! Ou plutôt nous, car hormis Aurore, il y avait Isabelle qui n’avait pas réussi à me doubler (c’est que j’assure en vitesse de pointe sur le plat !!). Et à un feu, on a perdu tout le monde. Bon, ben tant pis, on les rattrapera assez vite. Et ben, que nenni ! Car ma douce 2cv n’avait pas dit son dernier mot : tous les 300 mètres elle calait en pleine course (ok, c’est une image…). Un petit coup de fil à Pietro (qui a dit que les portables c’était de la frime ???) pour lui raconter tout mon mal à avancer, et il m’attendit en compagnie de Pitt (et Marianne, bien-sûr, mais si je commence à nommer tous les passagers, je n’arriverais pas à me coucher ! car y avait aussi Dominique qui m’attendait, normal elle était avec Pietro). En sortant de cette satanée 202, direction Aspremont, Pietro prenait alors la tête, suivi d’Isabelle (qui ne m’avait toujours pas doublé, pourtant j’ai tout fait pour aller moins vite qu’elle), de moi et Pitt fermait la marche. J’en profite d’ailleurs pour remercier Pitt et Marianne, qui, en me suivant, ont découvert ce que c’était que de rouler en 1ère en montée, et parfois à reculons parce que je calais encore… Leur patience nous comblait, Aurore et moi. Au bout de la énième panneon a décidé d’agir : on a enlevé le filtre à air, on a soufflé dans le gicleur (après l’avoir ôté). On a bien songé à la pousser également, mais il y avait encore pas mal de kms avant d’arriver à Levens, et surtout, ça grimpait drôlement ! Mais après ces exploits mécaniques dignes de pro, la deuche remarchait à merveille ! Du moins on croyait, car au bout de quelques kms, rebelotte ! C’est pas qu’on jouait aux cartes, mais à la limite, on aurait préféré. Et vas-y que l’on redémonte le gicleur, et que l’on ressouffle dedans, et qu’elle redémarre. Et, enfin, nous voici à Levens où se trouvaient une centaine de Citroën, toutes plus belles les unes que les autres : 2cv, Tractions (7, 11, 15, cabriolet), DS (tous les modèles étaient là, ou presque), SM, Rosalie, Dyane, Trèfle…

Il y avait même des intrus : 4cv, 203 berline et cab, Caravelle, Saxo, C3, Picasso, Xsara, etc…

Pour revenir à nous, car c’est quand même là tout l’intérêt de l’histoire, nous étions bien contents d’être arrivés, il était 13h10, et on était parti à 10h10… Avec Aurore, on commença à faire un tour, à pied. Pas mal de personnes se regroupaient autour de ma 58, mais ils ne savaient pas ce qu’elle m’avait fait endurer ce matin ! On fut reçu par JC Violat, président du volant de fer, qui me remit un sac avec plaque de rallye et autres cadeaux.

Après le pique-nique, Pietro, Pitt, Jean-Bapt et moi sommes allés retrouver la capricieuse. Après avoir changé les bougies, bien noires, et testé la pompe à essence, on retourna voir les voitures exposées. C’était un vrai régal. Et il faisait si beau, dans ce pré magnifique. Certains d’entre nous sont allés visiter le village de Levens, d’autres faisaient la sieste ou discutaient de cuisine ou de phares ronds (de phares j’ai dit, Jean-Pierre !!). Avant de repartir, Alban a fait essayer sa nouvelle DS. Marianne a adoré. Tu sauras quoi lui offrir, Pitt…

Et nous voici repartis pour la maison, il était 17h. Jean-Baptiste et Jean-Pierre me suivaient, en cas de nouveaux caprices de ma 2cv. Et je dois avouer encore une fois, heureusement qu’ils étaient là !! La descente jusqu’à la 202 fut facile, mais après… une panne sur cette voie rapide puis on fut pris dans un embouteillage, et c’était la première fois de ma vie que j’étais content d’être coincé dedans ! Et oui, car ma deuche ne calait jamais au ralenti. Arrivés à Carros, direction St Laurent par la rive opposée à la 202, moins dangereuse. Après quelques arrêts, JB s’est rendu compte que ce devait être la pompe à essence qui fonctionnait mal. Pourtant, on l’avait testée à Levens, et elle tirait bien, manuellement…

Tous les 2-300 mètres je calais, on était obligé de repomper la pompe (je sais, c’est pompeux toutes ces répétitions, mais je suis à court, là). On est quand même arrivé jusqu’à la route de Roquefort. Là, on en a eu vraiment marre. J’avais une barre de traction dans mon coffre, et JB m’a tracté jusqu’à chez moi, à Grasse. Et ben, à partir de ce moment-là, ma deuche n’a plus calé !! On est arrivé peu avant 20h. Louis, qui avait marché toute la journée avec ses collègues banquiers, nous y attendait. Jean-Pierre avait suivi car, pour enlever du poids des voitures de JB et de moi, il avait pris Christine et Aurore et la glacière dans sa Dyane. Je mis ensuite ma belle 2cv dans mon garage (elle a d’ailleurs pu démarrer pour y rentrer seule, comme une grande). Je m’occuperai de lui changer sa pompe prochainement, en espérant que ce n’est rien d’autre. Après un apéro qui dura tout le long des histoires de Jean-Baptiste (oui, car Louis n’avait pas grand chose à raconter, il n’a fait que marcher toute la journée…), chacun rentra chez soi, sauf Aurore et moi car nous y étions déjà, chez nous. Malgré une journée éprouvante à cause de ces soucis, qu’elle fut belle ! Encore une fois, on a pu apprécier la qualité de nos amis du club. Merci encore à tous pour votre patience et votre aide. A très bientôt pour de nouvelles balades. Ma 58 vous prouvera alors qu’elle vaut bien mieux que ce qu’elle a montré en ce jour.

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PS : Aurore m’a dit d’écrire qu’elle avait vu 16 Quatrelles pendant la balade… mais cette fois, on a vu plus de 2cv ! ;o)

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